La maison kangourou : un bond en avant … pour vivre et vieillir chez soi.

La maison kangourou : continuer à vivre chez vous, mais d’une toute autre manière !

Parmi les nombreux défis à relever en termes d’organisation de la société et surtout en Belgique, le vieillissement de la population exige de réfléchir sur les modèles d’hébergement qu’il y aurait lieu de développer, en accord avec les besoins des personnes âgées.
Jusqu’il y a peu, le choix se limitait au domicile privé et à la maison de repos. La transition entre les deux était, et c’est encore souvent le cas, mal vécue par les seniors.
Mais aujourd’hui une évidence se profile et des solutions doivent émerger car les maisons de repos ne pourront pas accueillir toutes les personnes âgées qui le souhaitent dans les décennies à venir. Ces dernières années, des alternatives se sont développées. Celles qui le désirent peuvent ainsi choisir de vivre dans les habitats groupés, les maisons ou résidence de services, l’accueil familial, etc.
Cependant, quand on les interroge, la majorité des seniors souhaite continuer à vivre le plus longtemps possible à leur domicile.

La maison kangourou, permet de rester chez soi en toute autonomie et offre une alternative intéressante à la maison de repos.
Déjà bien implanté aux  Pays-Bas et dans les pays scandinaves, ce concept importé d’Australie se développe encore assez timidement en Belgique.
Et c’est bien dommage ! C’est pourquoi aujourd’hui, nous allons vous “éclairer” sur ce mode de vie, “riche” à bien des niveaux pour tous les adeptes.

Qu’est ce qu’une maison kangourou ?

Le terme « Kangourou » se réfère à la poche de ce dernier, dans laquelle le jeune marsupial se sent en sécurité, à l’abri.

Concrètement, la personne âgée s’installe au rez-de-chaussée d’un habitat tandis qu’un jeune ménage ou une famille occupe le reste de la maison. Dans la plupart des cas, la personne âgée est propriétaire des lieux et il est prévu un contrat qui précise les modalités de la relation de services et le loyer modique payé par la famille.
Cette formule d’habitat simple et efficace permet aux personnes âgées de mieux vivre chez elles grâce à un voisinage bienveillant.

Ce type d’habitat partagé peut apporter des réponses aux problèmes de société tels que celui de l’isolement des personnes âgées ou encore celui des personnes à faible revenu.

Tout en préservant l’intimité de chaque cohabitant, cette proximité voulue et choisie est l’occasion de tisser de nouveaux liens entres les individus, de recréer une société à dimension humaine.

L’idée est donc de réunir plusieurs générations sous un même toit ; c’est çà, la “maison kangourou”. Il nous semble que voilà un mode de vie qui doit revenir au goût du jour !
Les mentalités doivent évoluer vers plus de solidarité et la maison kangourou est à nos yeux une excellente solution.

En effet, les jeunes adultes, qu’ils soient célibataires, en couple ou à charge de famille, se mettent à cohabiter avec une ou deux personnes âgées. Dans cette formule, rien à voir avec les mœurs du siècle passé : chacun dispose de son espace de vie et préserve ainsi son autonomie et son intimité. Cela se rapproche plus d’une relation gagnant-gagnant. Les seniors ont souvent besoin de moins d’espace et peuvent ainsi rendre disponible une bonne partie de leur surface habitable. De leur côté, les jeunes adultes qui ne peuvent se permettre d’acquérir un bien immobilier, mais peuvent rendre des services, y trouvent un bon compromis.

Comment mieux vieillir quand la solitude prend le dessus, quand l’habitation est devenue trop difficile à entretenir ?

Le logement intergénérationnel, la maison kangourou permet cela avec une valeur ajoutée en terme de relations interpersonnelles. Financièrement parlant, c’est profit à tous les étages, vu qu’avec ce système des familles peuvent se loger à coûts modérés, des aînés percevoir un plus, ce qui en terme de lutte contre la pauvreté est aussi une belle aubaine.

D’un point de vue plus macro, le logement intergénérationnel remet aussi sur le marché de l’habitat supplémentaire.

Un témoignage … en image !

Voici un exemple de maison kangourou à travers un reportage diffusé dernièrement sur Télé Bruxelles.

Le CPAS de Molenbeek a restauré une habitation afin de tenter cette expérience de vie collective.  Aujourd’hui, une maman et sa fillette de 7 ans vivent au coté de deux seniors. [Voir l’article et la vidéo]

En complément …

Le Centre Permanent pour la Citoyenneté et la Participation – Le CPCP, a publié une étude sur l’habitat kangourou en Belgique. Petit tour d’horizon sur le sujet avec cette publication librement téléchargeable en suivant ce lien.

Visitez aussi le site belge de partage de logement et de colocation : cliquez ici