Liens entre cancers et alimentation. 2ième partie

Aujourd’hui, les résultats des recherches scientifiques démontrent un lien entre notre alimentation et la survenue de certaines maladies dont le cancer du sein.

Voici la suite des conseils préventifs :

5. Attention aux sucres ?

Des travaux ont aussi mis en évidence une relation entre les taux de sucre dans le sang et les risques de cancer du sein. Il semble donc qu’un trouble de la glycémie et une résistance à l’insuline puissent être corrélés à un risque de tumeur. On observe  une baisse de bon cholestérol, la présence de graisse abdominale, l’hypertension, l’hyperglycémie… Ces symptômes  sont corrélés à la hausse du nombre de cancer du sein. Ces troubles apparaissent à cause d’une alimentation déséquilibrée, trop riche en sucre et en matières grasses. Le meilleur moyen de réduire le risque ? Rééquilibrer son alimentation bien sûr !

6. Bougez, éliminez !

L’activité Physique éloigne le cancer surtout après la ménopause.  Nul besoin de devenir une sportive accomplie, mais de faire au minimum une demi-heure de marche rapide par jour.

7.Réduisez votre consommation d’alcool

Le compromis idéal semble être une consommation modérée, c’est-à-dire ne dépassant pas une boisson alcoolisée par jour. C’est la quantité d’alcool (éthanol) consommée qui est en lien avec le risque. En réalité, l’alcool n’a aucun rôle bénéfique à jouer dans notre organisme.

8. Les vertus du Soja durant l’adolescence

Le rôle protecteur du soja reste assez controversé. Des épidémiologistes américains ont réalisés une enquête sur 501 femmes américano-asiatiques (d’origine chinoise, japonaise ou philippines) souffrant d’un cancer du sein et 594 femmes en bonne santé.

Après avoir isolé l’influence d’autres facteurs (éducation, nombre de grossesses, etc.), les chercheurs ont observés que les plus grandes consommatrices de soja durant l’adolescence et la vie adulte avaient un risque de cancer du sein réduit de 47 %. Pour celles en consommant régulièrement durant l’adolescence et occasionnellement durant la vie adulte, la réduction du risque était de 23 %. C’est la consommation de soja durant l’adolescence qui serait la plus bénéfique.

Mesdames Bernadette Braham et Stéphanie Malmendier
Diététiciennes en milieu hospitalier au CHC de Liège 

Sources:

-“Metabolic factors associated with body weight may heighten breast cancer risk”

– Communication lors des 93e rencontres annuelles de <a href=”http://www.aacr.org/”>l’Association Américaine     pour la recherche sur le cancer.
– Eur J Cancer 2000 Mar ;36(5):636-46 ,

– Nutr Cancer 1999 ;35(2) :111-9,JAMA 1997 Nov 5;278(17):1407- 11,

– Carcinogenesis 2002 Sep;23(9):1491-6,

– Carcinogenesis 2002 Sep;23(9):1467-74, Int J Cancer 2001 Sep15;93(6):888-93.