Tout savoir sur l’Alopécie …

Alopécie – Calvitie – Perte des cheveux , panique à bord !

perte des cheveux-calvitie

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« Comment faites-vous pour éviter la chute des cheveux ?- Je fais un pas de côté.» (Groucho Marx)

Les expressions concernant les cheveux ne manquent pas. Il faut dire que la chevelure est synonyme de beauté et qu’elle reflète notre bonne santé. Perdre ses cheveux revient un peu à perdre une partie de soi, et il n’est pas toujours facile de faire face à ce coup du sort.

Sur la brosse ou dans la douche, il est tout à fait normal de perdre une certaine quantité de cheveux. La chute des cheveux est un processus normal pour le corps. Comme les autres cellules, les cheveux vivent et meurent en continu, et d’autres viennent les remplacer. En moyenne, nous perdons entre 50 et 100 cheveux par jour. Il n’y a là aucune raison de s’alarmer. Le problème surgit lorsque la perte devient plus importante, et que le volume de la chevelure (ou l’implantation) change. Dès lors, il y a lieu de s’inquiéter et de réagir.

La calvitie, également appelée alopécie, est un phénomène de perte accélérée des cheveux ou d’autres poils tels cils et sourcils, poils des aisselles ou du pubis. Les hommes sont beaucoup plus concernés que les femmes. La chute des cheveux apparaît en moyenne entre 20 et 35 ans, mais peut débuter plus tard.

Les signes avant-coureurs sont une perte de cheveux abondante, avec un dégagement progressif du front, du dessus des tempes ou du sommet du crâne.

Que se passe-t-il ?

Le cycle de croissance normal d’un cheveu se compose de trois phases distinctes. Il dure entre deux et cinq ans. La première phase, appelée anagène, est la période de croissance du cheveu. Il s’agit de la phase la plus longue, s’étalant sur plusieurs années. Durant la phase catagène, ne durant que trois semaines environ, le cheveu cesse d’évoluer. Les racines du cheveu se rapprochent du cuir chevelu. La dernière phase est la phase télogène. Elle se termine avec la chute du cheveu et le redémarrage du cycle pilaire.

En cas d’alopécie, la phase anagène est sensiblement raccourcie. La croissance du cheveu est donc moins longue et celui-ci tombe plus souvent. Cela se traduit par des zones de calvitie sur la tête, notamment au niveau des tempes et de la couronne.

Pourquoi perd-t-on nos cheveux ?

Un cheveu en bonne santé correspond à un environnement vasculaire, hormonal et métabolique favorable. Lorsqu’un déséquilibre survient, il provoque l’altération du cheveu et, le plus souvent, une chute précoce. Différentes de celle des hommes, les causes de cette chute sont plus nombreuses chez les femmes. Et les études montrent que 3 femmes sur 4 seront concernées un jour ou l’autre.

Facteurs qui influencent la chute des cheveux :

  • L’hérédité :

L’alopécie congénitale est la forme la plus rare d’alopécie. Celle-ci est due à une absence de racines de cheveux ou à une anomalie de la constitution même du poil. On parle de calvitie cicatricielle puisque les follicules pileux sont définitivement détruits. Les cheveux n’ont pas de chance de repousse et pour combler cette calvitie, la greffe de cheveux ou le port d’une prothèse capillaire de nouvelle génération  apparaissent comme les meilleures solutions. Certains gènes seraient ainsi impliqués dans la transmission de l’alopécie.

  • Le stress – les rayons UV- certains médicaments ou traitements :

L’alopécie diffuse est une forme de calvitie où la chute de cheveux, plus ou moins régulière, est généralisée sur l’ensemble de la chevelure. Non héréditaire, ce type d’alopécie qui peut être aiguë ou chronique, est en général un symptôme de troubles de l’organisme.

Le bulbe capillaire, très vascularisé, est ultrasensible au stress, qui augmente la sécrétion de sébum, diminue l’irrigation et génère des toxines acides. Chaque poussée de stress entraîne une contraction des vaisseaux sanguins au niveau des racines, qui contribue à l’affinement du cheveu. L’agression la plus violente demeure le stress affectif (perte d’un être cher, divorce, rupture…). »

Le stress provoque une stimulation des glandes surrénales et un abaissement du seuil immunitaire qui peuvent entraîner séborrhée, pellicules… Il peut aussi augmenter la transpiration au niveau du cuir chevelu, laquelle intensifiera les irritations et l’apparition de pellicules. Le stress conduit parfois à la pelade.

Une radiothérapie, une chimiothérapie, un accouchement, une forte fièvre, une hémorragie, un infarctus, une perte de poids importante, la prise de certains médicaments (bêtabloquants, cortisone à forte dose, certaines pilules contraceptives etc.) ou encore une infection peuvent aussi entraîner une alopécie aiguë et brutale.

  • En ce qui concerne la forme chronique, elle peut être le témoin d’un problème endocrinien tel qu’un trouble de la fonction thyroïdienne ou métabolique, comme une carence en fer suite à des règles abondantes ou des grossesses multiples.

L’important, pour traiter une alopécie diffuse, est d’identifier avant tout le facteur responsable de la chute de cheveux.  

  • Les hormones :

L’alopécie androgénique, appelée aussi calvitie commune, est la forme la plus courante de chute de cheveux. Elle se traduit par une diminution progressive et définitive de la qualité et de la quantité des cheveux. Elle touche aussi bien les hommes que les femmes. Provoquée par une trop grande sensibilité héréditaire aux hormones mâles (la testostérone), cette forme d’alopécie peut commencer dès la puberté. L’alopécie androgénique masculine évolue généralement en laissant le front et le sommet dégarni, alors que la calvitie féminine androgénique est plus diffuse, le plus souvent concentrée sur le dessus du crâne.

A la ménopause, le profil hormonal se masculinise, c’est-à-dire que l’on perd des œstrogènes alors que le taux d’androgènes se maintient. Cette modification peut entraîner chez certaines une perte de cheveux, notamment parce que leur durée de vie se raccourcit : elle passe de quatre ou six ans à deux ou trois ans.

  • Une réaction auto-immune :

L’alopécie circonscrite, appelée aussi pelade, se caractérise par une chute de cheveux sur une zone circonscrite. Si l’on sait que son origine est due à une inflammation de la racine des cheveux suite une réaction auto-immune, sa cause n’est pas connue avec précision. Cependant, des facteurs psychologiques sont retenus, et plus particulièrement le stress.
La racine des cheveux affectée n’étant pas définitivement détruite, des traitements locaux tels que des injections intra lésionnelles de corticoïdes ou des traitements généraux tels que l’utilisation d’immunosuppresseurs peuvent être prescrits.

 

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